Le plus complet des arts martiaux, aurait pu disparaître si un brésilien dénommé Helio Gracie n’avait pas été initié au jiu-jitsu par un maître japonais et ne l’avait pas importé dans son pays avant de l’enrichir et de développer le BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu). Le livre Managing Sofly aurait également pu disparaître si la magie de l’Internet n’avait pas permis une histoire incroyable. Récit tout en douceur d’une aventure toute en stupeurs.

 

Une seconde vie grâce au crowdsourcing

Ecrit partiellement en Inde et publié initialement en anglais, le livre Managing Softly passa presque inaperçu en France. Aucun éditeur Français ne voulant traduire un livre, trop américain dans l’esprit et abordant des sujets (jui-jitsu, bouddhisme, non violence…) qui n’intéresseraient, prétendument pas assez de monde pour justifier les coûts élevés d’une traduction.

Pourtant le livre trouva un public d’anglophones qui pour beaucoup eurent la gentillesse d’écrire à son auteur (le livre invite les lecteurs à le faire à la fin) et de lui dire combien ce livre les avait inspirés, ressourcés, apaisés, motivés.

Quand un jour, l’auteur reçu un e-mail d’une lectrice. Une certaine Lorie, infirmière aux État-Unis qui avait adoré le livre et proposait avec beaucoup de bienveillance, de tact et de délicatesse à son auteur, d’y apporter quelques corrections afin de l’améliorer et de l’adapter un peu plus à la forme d’esprit des lecteurs américains. Modestement, Lorie expliqua aussi que les médecins de sa cliniques, qui publiaient beaucoup dans des revues scientifiques, avaient décelé son talent de correctrice et la sollicitaient régulièrement pour améliorer leurs articles.

Bertrand Jouvenot accepta la proposition et lui envoya une version .pdf du livre. Quelques échanges d’e’mails entre Lorie et l’un de ses amis lui permirent de comprendre comment insérer des corrections dans un document Acrobat. Du moins, c’est ce qu’elle expliqua à l’auteur pour justifier de son retard, lorsqu’elle lui adressa pas e-mail l’introduction du livre, annotée de suggestions de modifications.

Bertrand n’en cru pas ses yeux et la remercia. Puis plus rien, silence radio.

Trois mois passèrent avant que la première partie du livre, là encore annotée de suggestions de modifications très pertinentes, soit adressée par e-mail à l’auteur.

Puis de longs mois passèrent avant que la seconde partie n’arrive, là encore soigneusement annotée. Puis d’autres mois encore, avant que la suite n’arrive. Un peu plus d’un an s’écoula avant que le travail de Lorie soit achevé.

Une réédition du livre, mieux écrit, mieux tourné, parue aux États-Unis, avec surtout une rubrique « Remerciements » destinée naturellement à saluer l’intervention angélique de Lorie.

 

Nouveaux rebondissements

Le livre fut ensuite traduit en japonais. Il paraît cette semaine en brésilien. Pour feuilleter le livre en Brésilien, c’est ici.

Certains d’entre vous avez bien voulu se livrer à l’exercice du choix de la couverture. Souvenez-vous, c’était ici.

A présent, il est temps de découvrir quelle couverture a finalement été choisie :

Managing Softly de Bertrand Jouvenot, traduit en brésilien

Avis de recherche

Pour l’heure, Lorie a disparu. Plus aucune réponse aux e-mails que l’auteur lui adresse régulièrement. Une adresse e-mail de Lorie qui ne permet pas de la retrouver même avec les sites permettant de relier une adresse e-mail à une personne. Des dizaines de milliers de Lorie sur LinkedIn ou Facebook.

Si vous lisez le livre merci à vous. Mais si vous pouviez nous aider à retrouver Lorie, ce serait encore mieux.

Cet article fera peut-être sortir Lorie de son silence.

Quoiqu’il en soit, il serait injuste que la contribution spontanée de Lorie ne soit qu’un simple marque-pages dans l’aventure de ce livre qui lui doit tant. A moins que Lorie soit un ange.

 

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