Qui a pu oublier l’ouragan Katrina ? Depuis, et contre toute attente, le digital a su profiter de la catastrophe et faire de la Nouvelle Orléans le berceau du EdTech (Education Technologies). Hier détruite, la Nouvelle Orléans éduque désormais beaucoup mieux ses enfants grâce aux nouvelles technologies. Visite guidée au cœur d’un état en pleine reconstruction.

En 2005 lorsque Hurricane Katrina dévaste la Nouvelle Orléans et les alentours avec un vent soufflant à 125 miles par heure, 80% de la ville est submergée et près de 2000 personnes perdent la vie. Palantir, l’une des pépites de l’industrie de la data qui se targue de prévoir les catastrophes naturelles grâce à l’exploitation des données n’existe pas encore et le digital ne peut donc rien empêcher.

La ville détruite est à reconstruire totalement, à commencer par ses écoles.

Un drame transformé en opportunité

Mais même avant le drame, le système scolaire local était sinistré et les écoles qualifiées de charter schools (voies de garage).

Cependant cette catastrophe obligea l’Etat à reconstruire son système éducatif mais surtout à le repenser. La combinaison de l’obligation de remettre sur pied l’enseignement et de rétablir l’indépendance relative d’écoles de troisièmes rangs, devint le terreau idéal d’expérimentations reposant sur les nouvelles technologies.

De Katrina à Kickboard, il n’y a qu’un pas

Jen Medbery fonda Kickboard, une entreprise qui permet aux écoles de mieux comprendre les données qu’elles collectent. La plateforme permet aux professeurs de suivre les avancées d’un élève non seulement au sein de son cours mais aussi par rapport aux autres cours, donnés par ses collègues. Si un collégien ou un lycéen obtient des faibles résultats dans un cours de biologie et aussi dans un cours de physique, la plateforme invite les deux enseignants à se rapprocher l’un de l’autre pour en discuter. Si un professeur constate qu’un élève est en échec dans son cours et seulement dans le sien, il peut en tirer des conclusions.

Le système va plus loin en permettant aux directeurs des établissements scolaires de gagner en visibilité sur les performances de leurs professeurs eux-mêmes . Lorsque plusieurs enseignants sont confrontés aux même problématiques ou difficultés, des initiatives plus globales peuvent être prises par la direction de l’établissement.

Bien sûr les parents sont impliqués et utilisent eux aussi le site pour mieux comprendre si une contre-performance de leur enfant est un accident ou le signe de difficultés plus profondes.

Une nouvelle capitale pour le EdTech

Jen Medberry, sans le savoir donna le coup d’envoi de d’autres initiatives plus globale et du même acabit comme le Tim Williamson Idea Village qui vise à soutenir des entrepreneurs comme Jen, faisons de la Nouvelle Orléans la capitale du EdTech (Education Technologies) avec à présent une start up pour 200 habitants, soit un taux supérieur de 56% à la moyenne nationale américaine.

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