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Si les machines feront de plus en plus de choses et de mieux en mieux, elles ne seront vraisemblablement pas visionnaires. Une mission qui revient à l’homme, mis désormais face à un avenir qu’il lui faut imaginer en allant puiser dans des ressources personnelles laissées en friche jusqu’ici.

 

Lorsque nous essayons d’imaginer le futur, deux options s’offrent à nous :

La première consiste à recourir à l’approche scientifique qui a largement fait ses preuves en prouvant que les sciences peuvent prédirent des éclipses de lune ou de soleil, anticiper des dérèglements climatiques, prévoir des éruptions volcaniques, etc.

La seconde revient à écouter les artistes dont les intuitions, lorsqu’il s’agit d’imaginer le futur, peuvent s’avérer saisissantes de justesse. On se souviendra naturellement :

  • De livres comme Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, de 1984 de George Orwell ou même du Château de Kafka lorsqu’il s’agit de prédire ce que deviendront les sociétés totalitaires.
  • De films comme Metropolis, Blade Runner, La planète des singes, Mad Max, Terminator, Robocop, Brazil, Matrix, Minority Report, L’armée des douze singes
  • De bandes dessinées issues de la mouvance de Möbius et le plus souvent publiées dans Métal Hurlant.
  • De jeux vidéos comme Black Prophety, Conflit Terrien, Human Revolution, Halo 4, Strike Vector, Day of the Tenacle, Ano 2070, etc.

On repensera aussi à Isaac Asimov, le doyen de la Science-Fiction qui en 1964 tenta d’imaginer pour le New York Times à quoi ressemblerait le monde un demi-siècle plus tard. En 2014, écrivait-il « on consacrera beaucoup d’efforts à la conception de véhicules dotés d’un « cerveau robot » ; « les communications seront à la fois visuelles et auditives » ; « l’humanité sera donc devenue en grande partie une race de tuteurs de machines ». Aujourd’hui nous avons des voitures, des métros et des tramways sans pilotes, Skype, des GPS, Siri, Echo, des dash buttons… et les bureaux modernes comme nos habitats sont de plus en plus encombrés d’ordinateurs en tous genres.

En parlant de machines, peut-être faut-il se demander si le digital n’ouvrira pas une troisième voie dans cet exercice visant à imaginer l’avenir ?

C’est en tous cas l’un des aspects du pari de Palantir Technologies qui, avec ses deux produits phares Palantir Gotham et Palantir Metropolis, affirme pouvoir anticiper des catastrophe naturelles, prévenir des conflits politiques, éviter des crises économiques, endiguer les virus, déjouer la fraude… et ce, grâce à de la gestion de données.

Loin d’être une start-up crée par quelques idéalistes, Palantir Technologies travaille pour l’industrie du renseignement des États-Unis, plus particulièrement pour la NSA, la CIA et le FBI, ainsi que pour différents acteurs du système de défense américain comme les US Marines, l’US Air Force et les forces d’opérations spéciales.

Le monde change autour de nous. Mais ce sont les hommes qui auront une vision et non les technologies. Alors, gardons les yeux et l’esprit ouverts. Soyons vigilants et alertes en gardant avec nous cette phrase de John Lennon : « La vie, c’est ce qui vous arrive, pendant que vous faites des projets ».

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