C’est un homme de l’ombre qui compta parmi les influenceurs du digital les plus en vogue dans le monde des affaires et même de la politique. Emery Doligé, qui n’est par étranger au succès de Doctissimo, Vodéo, Lagardère Active, ou à la réussite de certains politiques, est redescendu sur terre depuis pour reprendre pied avec la réalité. Un cheminement jalonné de paillettes, d’impunité, de certitude et parfois de haine, qu’il confesse dans son livre T’ar ta gueule à la récré pour mieux s’émanciper. Interview.

 

 

Bonjour Emery Doligé, pourquoi avoir écrit ce livre… maintenant ?

 

Le 31 décembre dernier, je terminais une belle aventure professionnelle dans les médias de près de dix ans et je me suis demandé ce que j’allais faire.
Quand j’étais petit, j’écrivais beaucoup. En grandissant, j’ai pris la plume pour d’autres, jusqu’à devenir nègre en écriture pour des personnalités en parallèle de ma vie professionnelle.

En début d’année 2019, sans boulot, ayant un peu le temps de voir venir, je me suis dit : « et si tu prenais le temps d’écrire sous ton nom ? ».
Il restait à trouver un sujet.  Un illustre auteur m’avait dit un jour qu’un premier livre devait ressembler à son auteur. Alors j’ai commencé le récit sur une partie de ma vie qui est devenue aussi la vie de plus en plus de gens.
La vie numérique nous a réservés de nombreuses surprises. Je me suis dit que j’avais la légitimité pour écrire et la connaissance parfaite du monde des blogs, des réseaux sociaux etc…

De même, personne n’avait jamais écrit de l’intérieur toute cette histoire.

Par ailleurs, je trouvais nécessaire d’expliquer comment et pourquoi la vie numérique avait des répercussions sur notre vraie vie. Et comment et pourquoi, il fallait apprendre à mieux agir avec ces outils.

Alors je me suis mis à écrire six heures par jour pendant deux mois et demi avant de trouver un éditeur.

 

Une page de votre livre, ou un passage, qui vous représente le mieux ?

 

Mon livre est un récit. Toutes les pages ont un sens et souvent une nécessité pour moi comme pour le lecteur. J’ai essayé au travers de mon propos de donner toutes les clés aux lecteurs pour qu’ils puissent réfléchir à ce qu’ils font ou ce que fait leur entourage dans ce monde si particulier.

J’invite vos lecteurs s’ils veulent me découvrir sous différents angles à lire les chapitres 6, 13 et 19. Le premier traite de l’influence d’hier et d’aujourd’hui. Le deuxième raconte que la générosité est un moteur qui enrichît. Le dernier chapitre ouvrent des perspectives sur demain et après-demain.

 

Les tendances qui émergent à peine et auxquelles vous croyez le plus ?

 

La tendance qui émerge aujourd’hui est le questionnement sur le numérique et sa juste mesure dans nos vies. Dans le livre, j’apporte des réponses et posent des questions pour débattre. D’ailleurs, si vos lecteurs veulent venir en débattre avec moi sur Instagram, cela serait une joie !
Cette tendance du « mieux numérique » révèle que nous ne pouvons pas faire sans les réseaux sociaux mais que nous pouvons faire autrement.

Partageons nos bonnes idées et nos meilleures pratiques !

 

Si vous deviez donner un seul conseil à un lecteur de cet article, quel serait-il ?

 

Le seul conseil ? Celui que j’ai reçu au moment où je décidais en 2014 d’arrêter mes excès numériques et médiatiques : « il serait temps que tu redeviennes toi ». Alors à vos lecteurs une question : êtes vous certains que vous êtes vous quand vous êtes on-line ?

 

En un mot, quels sont les prochains sujets qui vous passionneront ?

 

Si vous prenez le temps de lire mon livre, vous découvrirez quels sont mes prochains sujets. Ils étaient déjà des signaux faibles il y a quelques années quand je m’y intéressais.

Aujourd’hui, ils commencent à devenir de plus en plus importants. Je vous donne un premier indice : « vous ».

 

Merci beaucoup, Emery.

 

Merci Bertrand.

 

Le livre : T’ar ta gueule à la récré, Emery Doligé, Mareuil Edition, 2019.

 

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