Nous connaissons tous la base line Think Different d’AppleSteve Jobs ne croyait pas si bien dire. L’AI (Artificial Intelligenceou Intelligence Artificielle en Français) tend à faire émerger une forme d’intelligence nouvelle. Une intelligence non pas inférieure à celle de l’homme. Mais simplement différente.

La forme d’esprit dont l’intelligence artificielle est en train de se revêtir est loin de ressembler à celle de l’homme. Tandis que les machines peuvent accomplir des tâches que l’on croyait seulement réalisables par des humains comme jouer aux échecs, conduire une voiture, décrire le contenu d’une image, résumer un texte, traduire un livre entier, elles les effectuent précisément d’une manière inhumaine. Aucun adolescent n’a la capacité de se souvenir des milliers de photos qu’il a publiées sur le web, depuis qu’il utilise Internet, tantôt sur Facebook, sur Instagram, sur Tumblr ou sur Pinterest. Un algorithme en est largement capable. Personne n’a les capacités intellectuelles permettant de retrouver parmi ces milliers de photos celle où l’on était avec John, à cette super soirée à Goa, l’été 2011. Ni de retrouver instantanément la photo sur laquelle les deux italiennes rencontrées dans la file d’attente d’un club de Londres imitaient Lady Gaga à merveille. Ni de remettre la main sur la série de photos ou l’on est juché sur le dos d’un dromadaire au Maroc. Facebook a la capacité de retrouver la photo d’une personne, simplement avec son nom, parmi les photos de trois millions de personnes en lignes. Aucun cerveau humain n’est capable de fonctionner dans de telles proportions ce qui rend l’intelligence artificielle proprement inhumaine. Nous, les hommes, sommes particulièrement mauvais dans le traitement d’énormes volumes d’informations ce qui au contraire correspond bien à la forme d’intelligence des machines. L’un des avantages qu’il y a à confier le volant de sa voiture à une intelligence artificielle est justement qu’elle n’est pas humaine et donc non distraite, toujours concentrée à 100%.

L’ancêtre de la machine à calculer de Blaise Pascal

L’enjeu avenir n’est donc pas tant de s’évertuer à tenter de singer l’homme en tentant de calquer l’intelligence artificielle sur notre propre intelligence, mais d’avantage d’inventer de nouvelles formes d’intelligences, différentes et mieux à même que nous, de réaliser certaines tâches. A ce titre la calculatrice préfigure la voie dans laquelle il convient de s’engager. Une machine à calculer va plus vite que l’homme et ne se trompe jamais.

C’est donc la combinaison de data et d’intelligences humaines qui engendreront le meilleur de l’intelligence artificielle, à l’instar de Blaise Pascal qui inventa les statistiques (qui permettent le traitement de données) et la machine ancêtre de la calculatrice.

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