Comme chacun sait, lorsque l’on travaille dans le digital, il est préférable de connaître des gens chez Google. Mais Google est une entreprise opaque. Comment faire ? La réponse est simple : en hackant Google. Suivez-nous !

Bienvenue chez Google.

Pour commencer, merci de vous essuyer les pieds en entrant 😉 Vous voici à présent chez Google où tout a l’air cool, fluide et décontracté. Un extra-terrestre qui arriverait sur terre ne devinerait pas qu’il est dans les locaux de l’entreprise sans doute la plus incroyable du début de notre siècle.

Une faille humaine

Et pourtant, Google est une entreprise comme les autres avec son lot d’échecs, qu’elle ne dément d’ailleurs pas. Qui se souvient de iGoogle, Desktop, Notebook, Sidewiki, Knol, Health ou encore de Reader ? Autant de produits de la firme qui ne rencontrèrent pas le succès. Parmi les fiascos les plus retentissants de l’entreprise, Google+ est sans doute le plus connu. Cette tentative de Google de proposer une alternative à Facebook s’est soldée par un flop.

Résultats des courses, Google+ est devenu une sorte d’outil interne pour les Googlers (nom donné aux employés de la société) dans lequel la majorité des utilisateurs actifs sont à présent les salariés eux-mêmes de la firme de Mountain View. En fait, un Noogler, un nouvel employé chez Google (New + Google) se voit présenter Moma (l’intranet de Google) ou encore Memegen (un autre site interne) à son arrivée, mais rejoint assez vite Google+ pour y retrouver ses collègues.

Et ce qui devait arriver arriva. Les si brillants smart creatives (que Google se targue de savoir recruter mieux que quiconque) ont fini par se sentir chez eux au sein de Google+, puisqu’ils étaient essentiellement entre eux. Oubliant qu’ils étaient malgré tout au sein d’un forum où tout un chacun peut pénétrer, leur parole s’est peu à peu libérée… Google+ est même devenu pour certains salariés de l’entreprise un outil de travail leurs permettant d’échanger des informations précieuses… Tandis que des personnes externes à Google, sachant se faire discrètes, usant de pseudonymes (merci Gmail), veillant à se faire oublier… ont pu y lire ce qui aurait parfois dû rester parfaitement confidentiel.

Vous n’imaginez pas les bénéfices qu’il a été possible d’en tirer, rien qu’en termes de SEO (Search Engine Optimisation) 😉

Tour de table

Eric Schmidt, l’ancien PDG de Google considérait que « l’une des plus importantes missions de l’entreprise est de recruter les meilleurs ». Soit ! Prenons-le au mot, livrons-nous à l’exercice et voyons ce que ces quelques mois passés sur Google+ auront permis de glaner comme informations ordinairement gardées secrètes.

Voici donc l’organigramme des personnes clés de Google, le Who’s Who caché de l’entreprise, la shadow organisation du pouvoir de la société.

Côté board : Susan Wojcicki, Salar Kamangar, Marissa Mayer (ex Google), Sundar Pichai, John Doerr, Mike Moritz, Ram Shriram, John Hennessy, Art Levinson, Paul Otellini, Ann Marther, Dianne Greene, Shirley Tilgham.

Côté contre-pouvoir interne : Marrissa Mayer (ex Google), Salar Kamangar, Susan Wojcicki.

Côté management : Urs Hölsle, Alan Eustace, Bill Campbell, Kristina Bharat, Jeff Dean, Ben Gomes, George Harik, William Farris, Vic Gundotra, Georges Salah, Martha Josephson

Côté recrutement : Pam Store, Shona Brown, David Drummond, Karen May

Côté vente : Nikesh Arora, Omid Kordestani

Côté PR : Scott Rubin, Meghan Casserly, Emily Wood

Côté communication : Rachel Whetstone, Alan Eagle

Côté organisation interne : Ann Hiatt, Brian Thompson, Kim Cooper

Côté juridique : Marc Ellenbogen, Kent Walker, David Drummond, Kulpeer Rana, Miriam Riveta

Côté finances : Patrick Pichette

Côté corporate culture : Laszlo Bock, Lorraine Twohill, Clay Bavor, Collin McMillen

Côté Chine : Jared Smith, Alan Eustace

Côté data : Edward Tufte

Côté pensée économique : Hal Varian

Côté Google University : Peter Allen, Jun Liu, Erica Fox, Stephan Thomas, Evan Wittenberg

Côté Google Search : Amit Singhal (désormais chez Uber)

Côté Google AdWords : Jeff Dean, Georges Harik, Ben Gomes, Noam Shazzeer, Olcan Sercinoglu

Côté Page Rank : Rajeev Motwani, Terry Winograd, Laurence Page, Paul Haahr, Sergey Brin, Larry Page.

Côté Chrome : Caesar Sengupta, Sundar Pichai

Côté Google Maps : Paul Rademacher

Côté Android : Andy Rubin

Côté Gmail : Paul Buchheit (aujourd’hui chez Y Combinator)

Côté Google News : Krisna Bharat

Côté Google[x] : Astro Teller

Côté Google self-driving cars : Sebastion Thrun (désormais CEO d’Udacity)

Côté AI (intelligence artificielle) : Yan LeCun

Sans oublier les inclassables Matt Cutts, Wayne Rosing et bien sûr Vinton Cerf.

L’erreur est humaine

Comme chacun sait, en matière de sécurité la dimension proprement humaine compte beaucoup. Et le danger vient de l’interne. Bon nombre de systèmes informatiques d’entreprises ont pu simplement être infiltrés parce que les femmes de ménages furent payées pour noter les mots de passe écrits sur des post-it collés à même les écrans des ordinateurs, ou dans des bloc-notes laissés négligemment ouverts le soir sur les bureaux…

Malgré sa supériorité technologique, Google n’est pas encore parvenu non plus au risque zéro, car il faut bien des hommes et des femmes quand même.

Mais chut! On ne vous a rien dit 😉

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