Pourquoi des machines plus intelligentes font des hommes plus bêtes ? C’est la question à laquelle se propose de répondre le livre intitulé Mindless. Un ouvrage aussi provocateur que sérieux. Mise en lumière.

Par-delà un sous-titre en forme d’accroche provocatrice, il faut lire Mindless pour dix bonnes raisons au moins.

  1. Parce que le livre est écrit par un ancien journaliste et donc, bien écrit.
  2. Parce que Simon Head est chercheur associé au Rothermere American Institute d’Oxford.
  3. Parce que Simon Head est qui plus est chercheur, au sens vrai du terme, à l’Institute for Public Knowledge de l’université de New York.
  4. Parce que ce livre offre un contre-point à l’enthousiasme ambiant autour des nouvelles technologies, des algorithmes et des machines en particulier.
  5. Parce que la révolution digitale n’y est pas assise au banc des accusés, mais davantage présentée, comme la clef de la bonne ou de la mauvaise utilisation que l’on fera du progrès technologique.
  6. Parce que des cas très concrets y sont soigneusement détaillés de Vallmart à Amazon en passant par Godlman Sachs.
  7. Parce que l’humain, dans toute sa complexité, émotions comprises, n’y est pas oublié.
  8. Parce qu’un ultime chapitre conduit l’auteur à s’écarter du traditionnel occidentalo-centrisme qui caractérise trop souvent ce type d’ouvrages, en le consacrant entièrement à la Chine, de laquelle nous avons tant à apprendre.
  9. Parce que si vous nous êtes fidèles, vous ne serez pas toujours d’accord avec Simon Head et que c’est justement en s’ouvrant aux points de vues différents du sien propre que l’on mûrit dans sa réflexion personnelle.
  10. Parce que le livre est court avec 230 pages seulement, ce qui est rare pour un livre de ce type.

Bonne lecture.

 

Bonus

11. Parce qu’en trame de fond, l’auteur met en lumière combien la révolution d’Internet pourrait, si nous ne restons pas vigilants, nous faire reculer en arrière en ré-instaurant un capitalisme dans lequel la machine participerait à l’exploitation de l’homme.

12. Parce que l’étude approfondie des modes de fonctionnement et de management de Valmart ou d’Amazon révèle comment l’immersion de machines de plus en plus sophistiquées dans les organisations modernes, risquerait de les faire  ressembler de plus en plus aux entreprises chinoises, tant décriées pour leur inhumanité.

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