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Le discours ambiant véhiculant l’idée selon laquelle l’intelligence artificielle des machines va peu à peu remplacer les cols blancs que nous sommes, est pour le moins anxiogène. Cependant, avec un peu de recul, ce qui s’avère inquiétant va peut-être s’avérer finalement enrichissant. Démonstration.

 

Le cycle de remplacement du salarié actuel par la machine et son acceptation psychologique par l’homme sont d’ores et déjà étudiés et démontrent combien cette transition sera peut-être finalement profitable à ce dernier.

  1. La machine, le robot, l’ordinateur ne peuvent pas effectuer les tâches que j’effectue.
  2. D’accord, la machine, le robot, l’ordinateur peuvent effectuer, en fait, certaines de ces tâches, mais pas toutes.
  3. Bon d’accord, la machine, le robot, l’ordinateur peuvent effectuer toutes les tâches, à l’exception des fois où ils plantent… et c’est souvent.
  4. D’accord, la machine, le robot, l’ordinateur réalisent des tâches de manière routinière, mais ils ont besoin que je les forme, que je leur donne des instructions, afin qu’ils puissent en réaliser de nouvelles.
  5. D’accord, d’accord, la machine, le robot, l’ordinateur peuvent prendre mon job tout entier, étant donné qu’il est évident qu’il ne s’agissait pas d’un travail auquel un humain était destiné.
  6. Et génial ! Maintenant que la machine, le robot, l’ordinateur font mon travail, mon nouveau job est d’autant plus intéressant et paye plus.
  7. Et pour finir, je suis si fier de voir que la machine, le robot, l’ordinateur sont incapables de faire ce que je fais aujourd’hui.

Cette course n’est par une course contre la machine mais avec la machine. Nous serons payés demain selon la manière dont nous travaillerons avec les machines et avec les data. Certains affirment que 90% de nos collègues seront des machines que nous ne verrons pas (comme des algorithmes). La frontière entre ce que nous faisons et ce que les machines font tendra à s’estomper. A la charnière de cette nouvelle manière d’être productif, le digital jouera vraisemblablement un rôle déterminant.

La bonne nouvelle est que les machines, l’intelligence artificielle et les robots :

  • Feront les jobs pour lesquels nous n’avions pas envie de nous lever le matin.
  • Effectueront ces jobs peut-être mieux que nous.
  • Prendront en charge des jobs que nous n’aurions jamais pu faire.
  • Feront des jobs que nous n’avions jamais imaginés comme devant ou pouvant être faits.
  • Réaliseront le travail nous permettant de découvrir de nouvelles tâches, de nouvelles missions et de nouveaux jobs qui nous feront progresser et nous inciterons à nous focaliser essentiellement sur ce qui fait de nous des humains.

En somme, tout comme la révolution industrielle remplaça finalement moins de jobs qu’elle n’en créa, la révolution digitale, dont l’intelligence artificielle est le moteur (tout comme la machine à vapeur fut celui de la révolution industrielle) et la data, le carburant (tout comme le charbon le fut pour la révolution industrielle), pourrait bien introduire plus de nouveaux jobs qu’elle n’en supprimera.

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