On entend un peu partout que les particuliers et les entreprises ont perdu confiance dans leurs banques. La crise des subprimes n’a rien arrangé. Notre question qui tue est la suivante : « En réalité, n’est ce pas les banques qui ont perdu confiance dans les entreprises et donc, dans les hommes et les femmes qui y travaillent ? »

 

« Je ne pense pas que les banques aient perdu confiance dans les hommes et les femmes qui entreprennent.

Je crois en revanche que les attentes des clients changent et que la banque fait face à d’énormes défis pour y répondre. La Société Générale annonçait récemment par exemple que “75% de ses salariés vont changer de job dans les 5 ans” (source La Tribune)

Ces défis sont protéiformes : ils touchent l’organisation, la technologie et la réglementation.

Les clients sont habitués à consommer, commander au moment où ils le souhaitent et à ce que le service ou le bien arrive dans la foulée. Les banques, comme beaucoup d’autres organisations, ne sont pas structurées par nature pour le faire. Il faut repenser en conséquence une organisation qui a sa propre legacy. Sur Lendix, partant de la feuille blanche, nous avons pu par exemple nous organiser, humainement et technologiquement, pour que nos clients épargnent en quelques clics à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Nous assurons aussi un support Client en 7 minutes en moyenne, nuit, jour et week-end compris.

Même sur des questions complexes les clients attendent des réponses rapides. Là encore, grâce à la technologie, Lendix peut, par exemple, donner un accord de prêt en 48 heures versus un délai qui se compte en semaines au mieux côté bancaire. C’est un changement de paradigme pour les entreprises.

Les clients veulent enfin de la transparence dans la tarification et payer le juste prix.

C’est très visible notamment sur les commissions pratiquées sur le change ou le prix des transferts d’argent. Qui n’a pas expérimenté la – mauvaise – surprise du prix facturé 8 jours après un retrait de cash à un distributeur de £ à un distributeur au Royaume-Uni ? Simplicité et transparence de la facturation expliquent largement le succès d’acteurs comme N26, Revolut, Nickel, Kantox ou Transferwise.

C’est un challenge pour les banques et une opportunité pour les fintech. »

 

Merci Olivier Goy

Propos recueillis par Bertrand Jouvenot | Consultant | Auteur | Speaker | Enseignant | Blogueur

____________________________________________

Le principe de la Question qui tue et les règles du jeu sont simples :

1 – L’interview est composée d’une seule et unique question.

2 – Celui ou celle qui répond, doit le faire exclusivement par e-mail.

3 – L’interviewé a carte blanche et nous n’intervenons aucunement sur sa réponse.

4 – La réponse doit contenir à minima une dizaine de lignes, mais peut faire plusieurs pages.

5 – Toutes les photos, tous les liens hypertextes, toutes les vidéos, sont les bienvenues.

6 – L’interview est publiée sur mon blog et sur Linkedin

7 – L’interviewé fera de son mieux pour répondre aux commentaires laissés sur Linkedin notamment.

%d blogueurs aiment cette page :