Le premier livre de Ferréole Lespinasse, LA PUISSANCE DE L’EDITORIAL – Boostez votre business ! vient de paraître aux Editions Kawa. Interview éclair d’une plume qui puise son inspiration dans un encrier digital pour mieux aider les marques à poser leurs voix et trouver leurs voies.

 

Bonjour Ferréole, pourquoi avoir écrit ce livre… maintenant ?

 

Bonjour Bertrand et merci de me donner la parole sur ton blog.

Alors, revenons aux raisons qui m’ont amenée à écrire cet ouvrage…
La première, depuis 4 ans environ, j’écris des articles sur mon blog (www.cyclop-editorial.fr/blog).
Mon objectif : prolonger mes formations et partager les outils que je mets au point pour aider au quotidien les acteurs de l’éditorial dans la mise à jour de leurs contenus. J’ai toujours veillé, cherché, compilé, comparé… dans le but de structurer des méthodes. Après une centaine d’articles, j’ai eu besoin de synthétiser tout ceci dans un projet plus ambitieux.

Seconde raison : en 2017, l’éditorial a atteint une certaine maturité, qu’il n’avait pas quand j’ai commencé en 2010. Aujourd’hui, sa place est reconnue, notamment, en raison des nouveaux marketings qui reposent sur la production de contenu. Bon nombre de dirigeants prennent conscience que, pour aller à la rencontre de leurs publics et favoriser l’intérêt, il est important de façonner un message clair et qui incarne leurs valeurs.
Ce contexte m’apparaissait favorable pour écrire cet ouvrage et leur transmettre à une méthodologie.

Ensuite, une raison plus personnelle : je suis immergée dans les livres depuis toujours. Je lis au moins un livre par semaine, avec toujours 3 ou 4 livres en cours. Bref, les livres sont une partie importante de ma vie et de ma construction personnelle. Écrire ce livre, c’est concrétiser une envie que je porte depuis longtemps.

 

Une page de ton livre, ou un passage, qui te représente le mieux ?

 

Et bien, je parlerai de la réflexion autour de la pollution sur le web. Il y a quelques années, j’ai parlé de l’écologie éditoriale : (https://www.cyclop-editorial.fr/2015/11/02/ecologie-editoriale/). Le principe est simple : nous sommes tous submergés d’informations, de mails, d’articles. Et si on publiait moins, mais mieux J ?

Il m’apparaît de la responsabilité de chaque acteur de publier des contenus responsables, qui s’engagent, qui ont une réelle valeur ajoutée. Et de sortir des contenus égocentrés, reflet d’une communication d’ego.

Aujourd’hui la réalité de la communication en entreprise est bien souvent la suivante : submergée par la mise à jour des différentes plateformes : sites, newsletters, réseaux sociaux. On alimente les supports en continu sans prendre de hauteur ni réfléchir à la portée de son action. Il m’apparaît indispensable avant de se lancer dans la mise en place de ses supports d’avoir réfléchi à ses objectifs et  sa stratégie.

 

Les tendances éditoriales qui émergent à peine et auxquelles tu crois le plus ?

 

Ce n’est pas forcément une tendance qui émerge, mais plutôt une réflexion de fond.

Le marketing aujourd’hui s’appuie sur le contenu. Le principe : pour attirer naturellement ses cibles, il s’agit de produire un contenu qui réponde à leurs besoins.

On distingue 2 tendances :

  • soit les entreprises publient énormément, bien souvent un contenu de piètre qualité. Les résultats peuvent être rapides en terme de visibilité, mais au risque de lasser l’internaute, en raison d’un contenu basique.
  • soit les entreprises publient moins, mais peaufinent leur contenu : les 20% de mots qui ont 80% d’impact. Cette deuxième stratégie est rentable sur du long terme pour positionner son entreprise.

En fait, cela revient à dire : soit je parle sur le coup de l’émotion dans une logorrhée verbale ; soit je choisis mes mots, je réfléchis à ce que je veux dire, je travaille l’unicité et la particularité de mon message. N’oublions pas que le mot représente l’état intérieur de la personne.

Je crois à une vision artisanale du contenu, qui travaille la résonnance du message.

 

Si tu devais donner un seul conseil à un lecteur de ce blog, espérant booster son business, quel serait-il ?

 

Le point de départ pour booster son business : prendre le temps de faire émerger l’identité de mon entreprise, de verbaliser ce qui la caractérise.
Pour quoi l’entreprise s’engage-t-elle, en quoi croit-elle ?
En tant qu’entrepreneur ou dirigeant, quelle est l’intention qui m’anime ?
Qu’est-ce que je souhaite transmettre ?
Bref, j’aligne mon engagement d’entrepreneur et mes savoir-faire d’entreprise.
Je fais émerger ma singularité, je formule ma vision et je la partage  dans mes contenus et messages.

À partir du moment où j’ai clarifié mon identité, alors j’attire naturellement un public de clients dont les valeurs résonnent avec les miennes.
C’est le point de départ du travail d’accompagnement que je fais avec les entreprises et les entrepreneurs.

 

En un mot, quels sont les prochains sujets qui te passionneront ?

 

L’écriture artificielle.
On ne cesse de dire que les robots vont remplacer les rédacteurs. Et c’est déjà vrai, certains articles sur des sujets très basiques (météo, résultat de match de foot) sont produits artificiellement. Néanmoins, pour comprendre la phrase et toutes ses nuances, percevoir l’ensemble des intentions possibles, l’intervention humaine reste indispensable. Pour l’instant, l’intelligence artificielle est dépourvue de créativité, d’intelligence émotionnelle, de flexibilité cognitive.

Plutôt que de fantasmer, le point important est de déterminer comment utiliser l’outil de manière intelligente pour arriver à une bonne symbiose entre apports de l’humain et de l’intelligence artificielle.

 

Merci Ferréole.

Merci Bertrand

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Propos recueillis par Bertrand Jouvenot | Consultant | Auteur | Speaker | Enseignant

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