L’art de l’insulte fut porté à son apogée au treizième siècle dans le monde arabe. Sa maîtrise témoignait alors d’une supériorité d’esprit. Des engueuleurs publics se tenaient au milieu des places de marché et interpellaient les badauds au sujet de leur physique peu flatteur, de leur accoutrement laissant à désirer, de leur bonne ou mauvaise mine, pour mieux les engager dans des joutes oratoires. Si la victime réagissait, l’affrontement verbal commençait. Le sens de la répartie, la vivacité d’esprit, la culture, l’intelligence, la richesse du vocabulaire étaient de mise, oscillant entre finesse et grossièreté, allant parfois jusqu’à la scatologie, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

 

 

Emboîtons le pas de ces canailles, comme on les appelait, en tentant de transformer les parties de ping-pong qui se disputent par e-mail ou sur les réseaux sociaux, en des joutes oratoires à même de divertir et faire sourire celles et ceux qui en sont les témoins. Voici donc 10 réponses qui permettront de déclencher des joutes, si tant est que votre interlocuteur dispose de l’esprit, de l’humour et de l’intelligence nécessaire.

 

Pour mieux coller à la réalité, nous prendrons ici l’exemple d’un jeune collaborateur ayant adressé un e-mail tout à fait professionnel, portant sur l’état d’avancement d’un projet auquel il est associé, à une liste de personnes concernées. L’une d’entre elle, Tom Vicelard pour ne pas le nommer, vient de lui adresser une réponse particulièrement salée en mettant tout le monde en copie. Que répondre à ce malotru ?

 

 

1.       Pour humilier le malotru

2.       Pour vexer votre interlocuteur

Une page blanche. Un e-mail vide. Un rien qui agace.

3.       Pour le ridiculiser

4.       Pour le déstabiliser

5.       Pour le dérouter

6.       Pour l’énerver

7.       Pour le rendre fou

8.       Pour le blesser

9.       Pour susciter la haine chez lui

10.   Pour le rabaisser

 

 

Alors laquelle de ces réponses avez-vous préférez ?

 

Et vous, n’avez-vous pas un message, politiquement incorrect, que vous avez finalement décidé de ne jamais envoyer ? Par prudence, par manque d’audace, par peur des représailles… L’occasion vous est donnée de le ressortir, en la partageant dans les commentaires de cet article, sans préciser son contexte, ni dire à qui elle était destinée.

Et la prochaine fois que l’envie vous démange d’adresser une réponse salée à un malotru, invitez-le simplement à lire cet article afin de lui montrer à quoi il a échappé.

Ou mieux, interrogez les personnes en qui vous avez confiance en leur demandant laquelle de ces 10 réponses conviendrait le mieux à la situation. Cela vous fera du bien d’en parler, de les entendre vous donner raison, de rire avec elles et surtout, vous retiendra peut-être d’adresser la réponse qui vous exposerait à d’éventuelles conséquences fâcheuses.

 

 

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